Bien drôle de surnom que la Chine impériale a donné à notre omniprésident, mais au combien si bien pesé, si juste.
Il faut le dire, depuis l'avènement du roi, la politique étrangère de la France ne fait que des yoyo, quoique par yoyo, on pourrait sous entendre qu'il y a des haut et des bas, mais disons donc qu'il n'y a que des abîmes et des gouffres.
- L'alignement de notre politique étrangère sur celle des USA, une bien triste réalité. On connaissait le caniche de Bush, et nous avons droit maintenant au petit rocket. Bush veut que la France envoie de nouvelles troupes en Afghanistan, Sarkoléon s'exécute, et pourtant les caisses de l'Etat sont vides et que l'équipement de nos troupes est soit inapproprié soit quasi nulle pour ne pas dire inexistant. Mais c'est vrai au dire du président, l'armée française est un amateur, ce qui en dit long sur l'estime du chef de l'Etat, chef des armées sur nos militaires... Mais les visions de Sarkoléon vont plus loin, il veut faire de notre armée un subalterne des USA et de l'OTAN. On commence par l'envoyer au casse pipe, réduire ses effectifs, et son matériel. Non sens politique et économique dans la mesure où seule la présence militaire française peut garantir notre stabilité internationale et notre indépendance économique et énergétique.
- La Chine, je ne reviendrais pas sur l'épisode sans rebondissement du feuilleton des JO, mais lorsque que l'on voit la France se coucher parterre devant la Chine pour des soi-disant contrats commerciaux, ça en dit long sur notre indépendance, surtout lorsque l'on voit les fruits de la politique de l'Allemagne de la Grande Bretagne envers la Chine. L'épisode du Dalaï Lama est flagrant de l'incompétence avérée de la politique internationale menée maintenant depuis 2 ans par notre monarque et ses courtisans
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- On pourrait revenir sur l'épisode de la Libye et de son guide suprême, de Ben Ali, de ses promesses électorales du candidat, mais il est vrai que les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
- Sur l'épisode de l'Irlande, pays démocratique qui a osé dire non au mini mini traité européen de notre monarque, crime de lèse-majesté
- Sur l'appropriation des idées, des avancées de nos partenaires européens ce qui les agacent au plus au point
Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est cette insoupçonnable légèreté avec laquelle nous avons mis le feu dans les Balkans, le Caucase en acceptant l'indépendance du Kosovo. Certes à quelque part un statut spécial se méritait ainsi qu'une reconnaissance internationale de ce statut, mais pas l'accession à l'indépendance, créant ainsi une zone de conflit géopolitique aux portes de nos frontières.
Et comme des gamins en manque de « ta vus ma bobine à la télé », la France est tombé dans le piège de l'Ours Russe.
Depuis des années, plus exactement au lendemain de l'effondrement de l'URSS et du bloc de Varsovie, la Russie d'Eltsine, Poutine, avait avalé de bien grosses couleuvres, mais la reconstruction de l'Empire, le passage à l'économie de marché en passait par là.
Était-ce une bonne idée des USA, d'aller courtiser les anciens membres du Pacte de Varsovie, de les incorporer dans l'Otan, d'en aire des satellites des USA, de déployer sur ces territoires des batteries de missiles de matériel sophistiqué aux portes de la Russie, sans l'aval de cette grande puissance militaire, gazière, pétrolière, économique.
J'en doute fort. Il est évident que la Russie, très prévisible si l'on analyse son histoire, va nous faire payer très cher ses années de frustration.
Les rapports de la Russie avec l'Iran sont millénaires, la Russie était un Empire de taille quasi identique à la Chine.
Medvedev n'est pas Poutine à qui on aurait pu reprocher son appartenance au KGB, Medvedev est un fin stratège, un fin diplomate, il se servira de l'affaire du Kosovo pour reprendre la main faire accéder à l'indépendance et reconnaissance internationale, l'Ossétie, l'Abkhazie, et toute ces provinces qui fut un temps, celui de l'URSS, rattachées à des pays au nom du soviétisme. Et dieu sait que le Caucase regorge de nationalisme. Le grand perdant dans l'histoire sera bel et bien l'occident.
Nous assistons à la renaissance de l'Empire Russe, des ses valeurs, et de son hégémonie, alors préparons nous à des conflits plus grands, plus forts que ceux que nous avons connus le siècle dernier en Yougoslavie.
Et ce n'est pas SHA KE QI, avec son accord, plutôt son non accord, qui y changera quelque chose.