Béziers, le Languedoc Roussillon...
Peut-on parler d'une réussite...Une fois de plus notre cher Languedoc, Terre du socialisme, Terre de la Révolte vigneronne, ne renoue pas avec le succès d'antan.
Point de vague rose pour ma région, mais peut on vraiment parler de vague rose au niveau national, car lorsque l'on décortique à la loupe, on constate que ce n'est qu'une demi victoire pour la gauche, et encore...
Je me suis, déjà exprimé plusieurs fois sur différents blog, sur Rue 89, je ne vais donc pas, vous ennuyer que reprendre les thèmes généraux que j'ai déjà développés à maintes reprises,
Au niveau de la Ville de Béziers, mon camp a perdu, et pour plusieurs raisons
- La candidature plombée par ses amis de Jean Michel DUPLAA,
- Le découpage de la section de Béziers en 4 sections copies conformes des cantons.
- La Volonté de Frêche et Navarro de ne voir aucun leader de Gauche émerger sur le biterrois qui risquerait de leur porter ombrage : exclusion en masse de vieux socialistes, guerre fratricide avec le Député de Saint Pons, à le Sénateur Robert Tropéano, guerre avec le Conseil Général de l'Hérault concernant les investissements du département dans le biterrois (affaire de l'aéroport entre autre)
- Absence de motivation des encartés du PS, jouant le jeu des clivages engendrés par le tandem Frêche Navarro, en vu des prochaines sénatoriales (candidature de Frêche présenté par le PS alors qu'il est exclu de ce parti) mais aussi du candidat PS de 2014.. et oui il y en a qui se prépare déjà sur les starting-blocks. Imaginez que sur les 12 réunions animées par Jean Michel, sur les 49 candidats seuls une poignet était présente et que sur les 1000 militants tout juste une vingtaine
- Perte au niveau national de l'électorat populaire.
- Abstention record de plus de 41%, léger malaise...
Sur l'agglo de Béziers, la perte de communes qui comptent avec un avantage pour la droite... idem pour l'Hérault, ou la guerre entre Frêche et Vézhinet, l'alliance contre nature dès le premier tour entre le PS et le Modem tout en excluant les Verts sur Montpellier, nous a empêché de gagner des communes comme Agde (le cas Passérieux, un mec qui, bien que Conseiller Général PS n'a jamais siégé dans cette institution, n'a même pas mis les pieds au Conseil Municipal d'Agde, bien d'élu, mais à 100% Frêchiste), Sète, Pézenas, Lunel... Les sénatoriales de septembre seront fratricides c'est clair !!! Sur les 4 mandats renouvelables si Frêche ne se retire pas, la gauche républicaine enverra des sénateurs de droite ou autre rien que pour faire barrage... et pas sûr qu'il soit élu, le vieux tribun !
Au niveau de notre Région Languedoc Roussillon, même constat, et mêmes désaveux de la politique frêchiste de ses réseaux, heureusement que le Député Bascou de Narbonne a mis fin au moulysime à Narbonne en reconquerrant à la droite cette ville qui fut dirigée par Ernest Ferroul, maire qui avait attaché son nom à la révolte des vignerons de 1907, et dont la statut fut fondue sous l'ordre de Pétain, et dirigée par Achille Lacroix, maire de Narbonne mort en déportation... Tout un symbole !
Quant à Carcassonne, le Député Perez a payé cher sa candidature contre Frêche à l'investiture. Nîmes idem, Alès idem, Perpignan... on attendra plus tard !
Au niveau national, l'absence de leader socialiste a empêché la gauche d'avoir une véritable victoire sur la droite.
A Paris, aucun arrondissement de gagné... La ville rose Toulouse est enfin passée à gauche, est-ce la non alliance avec les girouettes du MoDem, Marseille échec de Guerini allié aux girouettes.
Certes nos regards se sont focalisés sur des enjeux "nationaux" sur lesquels nous avons remporté quelques grandes villes, mais peut on avoir le même discours pour les communes de moins de 30 000 habitants et des petites communes qui fournissent des bataillons de Grands Electeurs pour le Sénat...
Car là résidait le véritable enjeu d'un contre pouvoir sur la main mise de l'UMP et ses associés sur le travail législatif, réformes constitutionnelles tendancieuses incluses.
La Gauche a perdu sa chance historique de faire basculer cette vénérable institution...